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Il est incontestable
que l’histoire parallèle ou ésotérique de Gisors a commencé lors
de la parution du livre de Gérard de Sède « Les Templiers sont parmi
nous ! ». Le titre ne manqua pas d’attirer le regard des
rats de librairie.
Il est vrai
que l’histoire de Roger Lhomoy, l’inventeur du Trésor, avait de
quoi passionner. Comme dit dans l’introduction il subit déboires, opprobes
et scandales !
Gérard de Sède
nous entraîne dans son livre au travers de l’histoire de l’ordre du Temple,
histoire passionnante. A la lecture de ce live nous avons l’impression
que les Templiers possédaient le château de Gisors et qu’il était
terre, voire commanderie Templière. A l’étude de la chronologie
de l’histoire du Château, on s’aperçoit que les Templiers ont occupé le Château de Gisors, mais seulement de 1158 à 1161,
soit trois ans et ce à la demande de Louis VII Roi de France.
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Il
est vrai que la légende rapporte qu’à la veille du ténébreux vendredi
13 octobre 1307, les Templiers de Paris, parfaitement informés de leur
prochaine arrestation, auraient évacué le trésor de l’Ordre à bord de trois
charrettes couvertes de pailles et que ce convoi se serait dirigé vers
le Vexin. Il est vrai que depuis l’époque romaine, le Vexin, et en l’occurrence
Gisors, était relié à Paris par une voie Romaine qui servait encore au
moyen-âge et dont on retrouve les traces, encore de nos jours, dans de
nombreuses communes du nord-ouest parisien sous le nom de « Voie Jules-César
».
Pour
Gérard de Sède, le convoi semble avoir été obligé de passer par Gisors,
d’autant qu’aucunes traces ne subsistent de son passage dans des ports normands
où il aurait été logique qu’il se rende de façon à pouvoir passer en Angleterre
où l’Ordre du Temple n’était pas inquiété.
Il
est donc simple de comprendre que pour l’auteur et pour Roger Lhomoy,
le trésor de Gisors était le trésor des Templiers.
Il
faut admettre que des faits historiques demeurent troublants ; c’est
un certain Thiebaut Payen, seigneur de Gisors et de Néaufles qui en fut
propriétaire. Le nom de Payen est proche de celui de Payns ou Payen qui
était le patronyme du premier grand maître du Temple. Il est vrai que
Thiebaut Payen de Gisors était le fils de Hugues de Chaumont. Cet Hugues
de Chaumont était issu de Chaumont en Vexin, village proche de Gisors.
La
confusion ou le lien mythique est aisé. Thiebaut de Payen est rapproché
d’Hugues de Payns, premier Grand maître du Temple, qui est lui-même issu
d’un village prés de Troie, ville peut distante de Chaumont en Haute-Marne.
Le
parallélisme est facile et symbolique
Une chose esr certaine : le trésor de l’Ordre du Temple n’a jamais été
retrouvé !
Roger
Lhomoy a prétendu avoir trouvé une chapelle souterraine sous, ou dans
la motte du donjon. Pour les contemporains de l’affaire, cette découverte
est impossible. Donc, de fait, le trou du chercheur fut rebouché immédiatement.
Pourtant,
dans son livre Gérard de Sède nous présente un document datant de 1696
issu d’un certain Alexandre Bourdet. Ce document nous représente une vue
en coupe d’une chapelle souterraine nommée « Chapelle souterraine Sainte-Catherine
». Ce document nous montre un dessin proche de la description de ce que
fit Lhomoy de sa découverte.

Il
semble que l’antériorité de ce document nous montre bien l’existence de
cette crypte ou chapelle.
Par
le biais de l'un de mes amis, Gérard de Sède fit porter à ma connaissance
un élément étonnant. En 1974, André Astoux, ancien PDG adjoint de l’ORTF
et ancien directeur du centre national de la cinématographie, publia un
livre de mémoire intitulé « L’oubli » chez « Lattès éditeur » dans lequel
il nous rapporte ses souvenirs de militant gaulliste. A la page 164, il
révèle qu’en 1947 le mouvement gaulliste, en quête d’argent, reçut une
lettre de Roger Lhomoy adressée au Général de Gaulle demandant l’autorisation
de reprendre ses fouilles, cette fois de façon légale. André Malraux s’intéressa
beaucoup au récit de l’aventurier et finit par conclure qu’il avait tout
inventé.
Ce
qui est très étonnant, c’est que, quatorze ans plus tard le même André
Malraux, ministre de la culture, après avoir pris contact avec Gérard
de Sède ordonna la reprise des fouilles qui ne donna aucun résultat.
Cette décision est particulièrement étonnante quand on sait qu’il prenait
Lhomoy pour un mythomane !
Pourtant,
hormis le manuscrit Bourdet, il existe à la bibliothèque des Arts décoratifs
à Paris une gravure anglaise d’époque romantique qui représente la crypte
du Château de Gisors. Les texte de la légende ne laisse aucun doute, il
se traduit : « La crypte du château de Gisors nettoyée »

Il
est donc étonnant que les fouilles ordonnées par André Malraux n’est
strictement rien données ! Les archéologues auraient-ils perdu cette crypte
?
D’autre
part, j’ai souvenir de plusieurs visites que j’ai fait au château de Gisors
à la fin des années 70 et au début des années 80. Le château était visitable,
mais pas le donjon. Paraît-il qu’il menaçait de tomber. Un document avait
été édité par le syndicat d’initiative de l’époque qui disait à peu près
: « En 1966, la motte se tassa tout l’automne et c’est le 17 décembre
que la Tour Saint-Thomas se fendit. Peu à peu, les lézardes s’agrandirent
et pour parer à la menace d ‘écroulement de ce donjon, il fallut reprendre
le sous-œuvre. Actuellement la Tout Saint-Thomas repose donc sur 15 piles
de béton d’1 mètre de diamètre et de 27 mètres de hauteur. Notre donjon
est sauvé mais à quel prix ».
Finalement
le donjon ne fut réouvert au public qu'au début des années 1990.
Vers
1990 je me rendais à Gisors et je ne manquais de monter au donjon. Ce
fut un moment exceptionnel puisque jusqu'alors je n’avais jamais pu y
accéder. On y voyait encore le puits profond de plus de 40 mètres et recouvert
de planches en interdisant l’accès.
Il
y a peu, au cours d’une promenade familiale, nous revisitâmes le château
et son donjon. Le puits avait été complètement rebouché.

Juste
un clin d’œil : Si vous vous rendez à Gisors, allez y au moins à dix personnes,
sinon le guide vous refusera la visite. Et oui ! On a le sens des affaires
au syndicat d’initiative de Gisors !
Pourquoi
le donjon du château manqua-t-il de tomber ? Les éléments officiels nous
informent que les fondations du donjon ne sont profondes que de 1 mètre.
Je suis étonné qu’une telle construction ait pu résister au temps avec
si peu d’accroche dans le sol. D’autant que la motte sur laquelle le donjon
a été bâtit est une motte de terre rapportée.
Je
suis assez convaincu que le donjon s’appuie sur des fondations solides
permettant l’aménagement d’une crypte souterraine.
En
ce cas, pourquoi le donjon s’est-il fendu en 1966 ? Est-on certain des
résultats des fouilles effectuées sur les ordres d’André Malraux ? Il
est dit qu’elles durèrent plus de trois mois ! Qu’ont-ils fait ? La crypte
n’aurait-elle pas été démolie ? Ce qui expliquerait l’effondrement des
assises du donjon. J’espère me tromper car un tel acte réalisé pour cacher
je ne sais qu’elle vérité serait impardonnable.
Avec
son livre Gérard de Sède provoqua un mouvement de perturbation. Lhomoy
avait-il conscience de ce qu’il faisait le jour où il parla de sa vie
au journaliste ? La seule chose que l’on peut mettre en doute dans le
récit de Lhomoy, c’est la réalité des coffres à Gisors, mais pas la crypte
! Dans ce cas qui auraut eut intérêt à cacher son existence que finalement
nous pouvons découvrir dans les bibliothèque nationales ?
Et
puis pourquoi un homme comme Malraux décida de faire des fouilles en ce
lieu puisqu’il jugeait Lhomoy comme un mythomane ?
Cette
affaire de Gisors nous conduit à nous poser de nombreuses questions,
d’autant quelle ne peut manquer de nous faire penser à une autre. Saviez-vous
qu’un des collaborateurs de Gérard de Sède, lors de la réalisation de
son livre, était Pierre Plantard ?
Cette
question nous amène à nous intéresser à un autre chapitre, celui : Des
liens entre Gisors et Rennes-Le-Château !
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